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Michel Ancel

Nationalité : Français
Date de Naissance : 29 Mars 1972
Lieu de Naissance : Monaco
Dernier jeu en date : Beyond Good & Evil
Célèbre pour : Rayman
Jeu en préparation : King Kong

Jeux : Mechanic Warrior, The Intruder, Pick'n Pile, The Teller, Rayman (la série sauf Rayman 3), Tonic Trouble, BG&E

Aaah Michel Ancel, ce développeur a conditionné une bonne partie de ma « vie vidéoludique ». Français, né en mars 1972, il s’est fait connaître en travaillant chez Ubi Soft Montpellier en créant ce petit personnage démembré mondialement connu : Rayman. Est-ce un hasard s’il s’est dirigé vers une profession dans le milieu des jeux-vidéo ? Sûrement pas. Tout petit déjà, il se passionnait pour les contes, notamment russes et asiatiques. Les mondes qu’il s’imaginait, il leur a donné « vie » dans ses jeux.

Après un court passage chez Lankor chez où développera son premier jeu pro en tant que designer (Mechanic Warrior) qui, malheureusement pour lui, ne verra jamais le jour, Michel se dirige vers Ubi Soft où son premier essai sera le très bon « The Intruder », sur lequel il se chargea des graphismes et de la musique. Pour ce jeu, Michel aura par ailleurs bénéficié de la base acquise avec Mechanic Warrior. Comme quoi, rien n'est jamais perdu. Suivront deux Puzzle-Games : Pick’n Pile (design) et, enfin, son premier jeu où il s’occupera de la programmation (+ le design et la musique) : The Teller. Ensuite, vint Rayman…

Rayman est né quand Michel Ancel avait 13 ans, lorsque ce dernier s’amusait à créer des petits jeux de réflexion avec ces petites mimines. Ce petit personnage lui avait particulièrement plu et, quand il a fallu dégotter un héros pour son jeu, le premier grand projet de Ubi Soft Montpellier (à l’origine simple succursale graphique de Ubi Soft Paris), il a très vite pensé à lui. Cependant, des contraintes liée, à l’époque, à l’animation ont posé problème. Qu’à cela ne tienne ! Michel a trouvé la solution et a tout simplement coupés bras et jambes à son personnage favori. Pan, d’une pierre deux coups, les développeurs économisaient les mouvements des bras et des jambes du perso et permettaient à Rayman de se différencier des autres personnages de jeux-vidéo. Ensuite, c’est la sortie sur Jaguar, puis sur la machine de Sony, la Playstation, et le succès est phénoménal partout dans le monde. Rayman, petit personnage français, s’est payé le luxe de battre (ou en tout cas, d'égaler) Mario, Sonic et tous les « monstres » japonais du genre sur leur propre terrain ! Son gameplay parfait, ses superbes musiques et sa longue durée de vie ont assuré à ce jeu un succès plutôt inattendu, d’autant que la niaiserie et le style « les jolis petits zoizeaux » de Rayman en a sûrement agacé plus d’un. A l’heure actuelle, Rayman est toujours en pleine forme dans Rayman 3 ! Mais n’allons pas trop vite, Rayman premier du nom a vu le jour sur Playstation, PC, Saturn et Jaguar, pas mal ! Une sortie quadri-plate-formes de salon, aucun jeu actuel ne peut se le permettre (bon, deux des consoles ont péri dans une atroce agonie, mais n'en faisons pas tout un plat). Plus tard, deux jeux basés sur le premier sont sortis sur PC, Rayman Designer et Rayman Forever (composés de mondes créés par les nombreux fans du jeu). Ubi Soft a bien compris l’intérêt financier qu’il pouvait tirer de ce succès car une pléthore de jeux éducatifs ont suivis comme Rayman Dictée, et… enfin, je ne crois pas que la citation de tous les jeux-marketing adaptés de Rayman vous intéresse. Si ? Dommage pour vous.

La 3D prit son essor et Michel Ancel décida de rajouter une nouvelle dimension à Rayman, ainsi naquit Rayman 2. Dans ce premier jeu en 3D, il décida de donner plus d’importance au scénario pour « augmenter la cohérence des mondes dans lesquels le joueur évolue » dixit Michel Ancel himself. Un passage plus que réussi ! Sorti en novembre 1999, après de multiples reports, sur PC, PSone, Dreamcast et Nintendo 64 (encore 4 à la fois !), Rayman 2 ravit tout le monde, et la presse en premier. Seul le côté un peu gnangan persistait, mais il fut facile de passer outre.
Puis, vint Tonic Trouble avec, en vedette, Ed, un petit extraterrestre violet largement inspiré de Rayman (démembré). Caractéristique : il est un peu benêt et possède certaines caractéristiques de Gaston Lagaffe. Un jour, alors qu’il passe au dessus de notre chère planète bleue, ce sacré Ed balance une canette par dessus bord… résultat : les légumes deviennent belliqueux (le parti Ecolo ne s’en est toujours pas remis), tout le monde mute, la physique idem, bref, une gigantesque foire que Ed va devoir réparer. Bizarrement, le jeu ne convaincra pas totalement la presse, un sentiment général mitigé entourant la sortie de ce jeu par ailleurs également pas mal reporté.

Confiant le développement de Rayman 3 à une autre équipe, Michel et sa propre équipe de talentueux développeurs se sont lancés sur un projet ambitieux, très ambitieux, peut-être même trop ambitieux. PROJECT BG&E Il s'agit bien du Beyond Good & Evil que nous connaissons tous (je vous ai assez bassiné avec ça, non ? Tant mieux, voici une nouvelle petite couche). Michel et son équipe voulaient au début un jeu immense et très détaillé, ce qui ne fut pas la principale qualité du jeu final, malgré le sentiment de liberté qui s'en dégage. Bon, mais au fait, ce ne serait pas plus simple que vous lisiez le test déjà disponible sur Collyre ? Oui oui, allez, hop > (test Beyond Good & Evil)

Le jeu a finalement connu le résultat que l'on sait : encensé par la presse, Beyond Good & Evil a complètement manqué son but commercial, subissant par exemple un échec cuisant aux USA (Les Sims c'est bien mieux voyons ! Que d'émotion !). Car le Project BG&E devait être une trilogie à l'origine, et il semble bien que Michel Ancel avait plein d'idées pour celle-ci. Mais les fans doivent se faire une raison, la trilogie se contentera d'un seul opus, les lettre B, G et E sont en effet déclarées taboues chez Ubi Soft, tandis que notre ami Michel aurait du mal à digérer cet échec. Ah lala, qu'est-ce qu'on aurait pu avoir...

Et que fait-il en ce moment ? Pour vous expliquer cela, il faut que je vous raconte une histoire.

Il était une fois un écrivain talentueux nommé Tolkien, celui-ci pensa un jour "tiens donc, et si j'écrivais trois livres qui formeraient la trilogie la plus lue après la Bible ?". Et ce fut fait. Un demi-siècle plus tard (voyons large), un talentueux cinéaste nommé Peter Jackson eut l'idée d'adapter cette oeuvre au cinéma et d'en faire un best seller mondial qui batterait des records aux Oscars. Et ce fut fait. Ensuite, vint un éditeur bien connu des joueurs qui se dit "et si je me faisais plein de thunes en achetant la licence des films pour en faire des jeux qui se vendront comme des petits pains ?" (il s'agit bien d'EA, vous l'avez tous compris au mot "thunes"). Et ce fut fait. Et c'est là que ça se corse. Les jeux ne furent pas mauvais comparés aux autres jeux à licence, généralement de grosses daubes, mais Pet' (appelons-le par son petit nom) n'apprécia pas. Et, en gros gonflé qu'il fut, il décida de vendre la licence de son prochain film à... Ubi Soft. Largué, le gros EA ! Celui s'est d'ailleurs vengé en bouffant 20 % d'Ubi, faut-il y voir une relation ? Mais passons.

C'est là qu'intervient Michel Ancel ! Pet' ayant adoré Beyond Good & Evil (je ne mens pas, demandez-lui), il s'est dit que le petit français pouvait bien adapter King Kong, son prochain film, en jeu-vidéo. Et ce sera fait... J'en suis le premier étonné, je n'aurais personnellement jamais imaginé Michel Ancel développer un jeu à licence, et surtout pas King Kong.

Maintenant, deux façons de prendre les choses, on peut se dire "chouette ! Ca nous promet un super jeu adapté du film !", ce qui est vrai, mais on peut aussi regretter le fait que Michel Ancel mette sa créativité entre parenthèse (quoique, qui sait, il nous réserve peut-être des surprises). Mais bon, sa carrière n'est pas finie, vivement dans quelques années qu'on puisse connaître ses futurs projets !

Noni

© Collyre et son équipe 2005. Tous droits réservés.