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Ghinzu – Electronic Jacuzzi
    
Année : 2000
Genre : Rock
Tracklist :
1 - Dolly Fisher
2 - Dragon
3 - Rotten Star
4 - Thoughts Behind the Scene
5 - Electronic Jacuzzi
6 - Turn Up the Satan
7 - R2 D3
8 - Dracula Cowboy
9 - Get Up
10 - Revlis
11 - One Shot Ballerina
12 - Bingo It’s Heaven
(©2000 Dragoon) | |  |
Sorti il y a déjà quatre ans, le premier album de Ghinzu, Electronic Jacuzzi, est déjà une grande réussite; mature, efficace, très travaillé et surtout incroyablement parlant à celui qui l'écoute. Il est passé assez inaperçu auprès du grand public, mais était considéré dès lors de sa sortie comme un indispensable du rock belge. Et puis, vu que je suis tout content et que c'est mon premier article sur Collyre, je vais vous le décortiquer chanson par chanson, soyons fous.
Celui-ci s’ouvre avec une Dolly Fisher énergique et puissante, menée par un assemblage piano/basse efficace parfait pour suivre la voix de John Stargasm et ses très pêchus « I tell you to run ! », rah que c’est bon. Dès cette première, on remarque déjà une des particularités de la musique de Ghinzu : pas ou peu de structure, une évolution, une histoire racontée ; un début différent de la fin. Cette caractéristique fait qu’il est fort difficile de s’ennuyer. Dolly Fisher ferait un excellent single.
Ensuite arrive Dragon, armée d’un riff imparable – sidérant d’énergie sur scène et pourtant si léger sur le disque -, la chanson paraît presque lente au début et évolue pour finir dans un dédale de sons étudié pour nous faire nous perdre, cherchez pas à comprendre si vous n’avez pas compris. En tous cas, Dragon reste une des chansons qui m’ont le plus marqué. Rotten Star est… disons, une ballade désespérée ? Moui on va dire ca ainsi. Elle fait elle aussi partie de ces chansons qui montent, qui montent, qui arrivent à leur point culminant et peuvent s’arrêter en paix ; une bonne mise au point pour la conscience de John. Thoughts Behind The Scene est la suite parfaite de Rotten Star, tout aussi lamentée, elle est, à y bien réfléchir, superbe. Une montée, une descente, un piano simplement beau (ahah) et une litanie merveilleuse à deux minutes de la fin.
Gyah ! Reprenons un peu d’énergie, voici la plage titulaire de l’album. Electronic Jacuzzi porte incroyablement bien son nom et pourrait représenter sans trop de difficultés la façon de voir la musique de Ghinzu : un homme qui danse, danse, et danse, jusqu’à en mourir, il sent qu’il meurt, mais qu’est-ce qu’il se sent bien ! Limite dérangeant, le synthé mène la danse avec un rythme en diablé, purement génial malgré les passages de chant qui tranchent un peu avec l’ambiance mise en place, malgré tout ils permettent à la chanson d’évoluer, ce qui n’est pas plus mal. Un bon gros délire fait pour être improvisé sur scène.
Pouf pouf, on s’est bien défoulés, reprenons notre calme avec Turn Up the Satan. Histoire conne, il s’est fait piquer son amour par un rival masculin. C’est con. Mais qu’est-ce que c’est bien dit. Roh la la qu’est-ce que c’est bien dit. Turn up the Satan est une métaphore superbe, à l’ambiance noire mais passionante. « Je veux voler, je veux mourir, quitte à réveiller Satan. » Encore plus désespéré que Rotten Star et Thoughts Behind The Scene, mais quand on aime on ne compte pas, muahahaha.
R2 D3… Ca c’est pas mal non plus. On aura vite remarqué l’allusion voulue au R2 D2 de Star Wars, elle raconte l’histoire d’un droide qui se rebelle face à l’esclavagisme des humains. Pas transcendante d’originalité (musicalement parlant), R2 D3 est une bonne chanson dans la suite des autres, point.
Oh voilà qu’on arrive à Dracula Cowboy. Autant le dire tout de suite, j’a-dore le début de la chanson ; introduction crescendo basée sur le texte. Celle-ci débouche sur un long passage instrumental, un assemblage assez particulier, qui, même s’il est varié, n’a pas grand intérêt. C’est du moins mon impression. Sauf sur la fin, la quatrième minute. Autant ne pas détailler la dernière qui est just une suite de répliques japonaises de séries diverses … pour le fun.
Get Up est très certainement une de mes chansons favorites sur ce disque. Tout se suit, tout est logique, l’ambiance est fabuleuse et, pouerf, pas un faux-pas. Evolution logique et réussie, se termine sur un bon gros délire parfaitement dans la suite des choses, j’aime.
Revlis ; instrumentale, originale par son impression de ‘retour’ la même chose que le début du morceau, l’effet est réussi et donne un résultat assez sympa.
Ahahaaaah ! One Shot Ballerina. La ballade douce mais tortueuse basée sur des notes simples au piano. Juste au piano. Magnifique. D’accord, l’interprétation de John n’est pas parfaite, il faut l’admettre, mais son chant (cri?) déchirant des derniers vers donne une pêche non négligeable. Et cette chanson n’en reste pas moins superbe.
Bingo ! C‘est le paradis. Chanson calme en général. Un parfait résumé du disque, une histoire à suivre.
Un résumé ?
Electronic Jaccuzi est, pour un premier essai, une belle réussite. Encore quelques accrocs ici et là, quelques imperfections, quelques petits manques d’assurance concernant le style à donner aux chansons. Cet album n’en reste pas moins excellent, à découvrir.
Gnrf
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