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VenusWelcome to the modern dance hall

Année : 1999
Genre: Pop rock.
Track list:
1 – Ball Room
2 – Perfect Lover
3 – Out of Breath
4 – White Star Line
5 – She’s So Disco
6 – Royalsucker
7 – I am the Ocean
8 – Pop Song
9 – Lisa Little Racket
10 – Don’t Say You Need Love (I Know You Do)
11 – Monster
12 – Dizzy
13 – Bass Shivering Bass


Formé autour de Marc Huygens, Christian Schreurs, Walter Janssens, Thomas Van Cottom et Patric Carpentier, le groupe bruxellois Venus voit le jour en 1997. Leur premier album, Welcome to the modern dance hall arrive dans les bacs en 1999, vient ensuite The man who was already dead, album live particulièrement impressionnant, donnant lieu à des versions certainement plus sombres et torturées des morceaux de Welcome to the modern dance hall ; mais j’y reviendrais probablement dans un autre article. Leur dernier album se nomme Vertigone et fait partie des meilleures sorties belges de 2003, je vous le conseille en passant.

Le disque qui nous concerne aujourd’hui s’est rapidement placé dans la partie de ma collection musicale qui me touche le plus. Ce son est rare. Difficilement définissable, voire impossible à classer, il est insaisissable (le mot que je cherchais en tapant, ’voyez). Jamais un groupe ne m’a fait aussi furieusement penser à Radiohead, ne serait-ce que pour des chansons comme Out of Breath (cf. Exit Music (for a film)) ou White Star Line, mais en gardant toujours ces quelques accords qu’aucun autre artiste n’aurait pensé à jouer.

Entièrement acoustique, Welcome to […] commence donc sur des chansons relativement énergiques, qui posent une ambiance inquiétante et déjantée, limite malsaine (Ball Room). On y découvre les voyages dans lesquels peuvent nous emmener les violons et la basse, la force d’une batterie, ainsi que la voix si particulière de monsieur Huygens associée à des textes qui collent parfaitement avec l’ensemble défini plus haut. Je garde un faible en particulier pour White Star Line ; elle m’a décidément troué le cul (Puck : je confirme, c’est bien « Save our souls » =) ).
Arrivé à She’s so disco, l’ambiance change littéralement, on lorgne là plutôt du côté des Dandy Warhols. Mise à part, cette chanson est excellente, mais dans l’album ci-présent, elle fait tache, c’est mon avis.
Royalsucker est courte, mais déborde d’une énergie sidérante et permet (avec la précédente) de nous préparer à nous laisser calmement porter par I am the Ocean. Ce morceau est absolument magnifique, largement à la hauteur de son titre d’ailleurs. Agencé sur une guitare simple, la voix décidément fabuleuse de Marc, quelques coups de batterie bien sentis et, de nouveau, les violons ; cette chanson est un vol d’oiseau par-dessus une mer au repos.
Evidemment, après un morceau pareil, on se demande comment arriver à relancer la musique sans avoir l’air trop con. Eh bien, c’est réussi : reprise des violons qui permettent une transition tout en douceur vers un regain d’énergie avec Pop Song, pleine d’amour, d’espoir et de gaieté, voilà qui nous change de ce à quoi on nous avait habitué au début du disque, elle ressort un peu de l’ensemble mais permet de varier l’écoute, ce sont des morceaux ainsi qui font qu’on ne s’ennuie pas durant l’écoute d’un album. Légèreté aussi avec Don’t say you need love (I know you do) qui me fait immanquablement penser aux Beatles, allez savoir pourquoi.
Monster aurait pu se trouver au début du disque, un retour aux ambiances glauques des premières chansons et à un dernier véritable énervement boosté à la cymbale, histoire de rappeler qu’on écoute Venus, quand même, hein.
Dizzy est un de ces petits morceaux que j’ayme, voilà, c’est tout.
Le tout est terminé par Bass Shivering Bass, impressionnante conclusion d’un album que je conseille à toutes les personnes qui cherchent à découvrir une musique originale, réellement démarquée de ce qui se fait le plus vendre dans les supermarchés et sur MTV par une audace et une sensibilité toutes particulières.
Welcome to the modern dance hall est un album d’exception qui gardera longtemps une place d’honneur dans ma discothèque.

Gnrf

© Collyre et son équipe 2005. Tous droits réservés.