-Tests
 -Oldies
 -Articles

 -Articles
 -Critiques d'albums
 -Médias

 -Bande Dessinée
 -Animes
 -Wallpapers

 -Tous les articles

 -Visiteurs: 99509
 -Aujourdhui: 30
 -Pages vues: 350923

 -Partenaires
  OuarpZone !
 -Tops-sites
  Votez pour mon site !
  Votez pour mon site au Top Sites de Finaland !
 
  Accueil • Forum • Livre d'or • Equipe • Design: Cream | Desert | Bleu | Gris  



Support : Playstation
Développeur : Squaresoft
Editeur : Squaresoft
Date de sortie : 27 octobre 1999
Textes en français.

Final Fantasy VIII a certainement été l’épisode le plus controversé de la période Playstation des Final Fantasy. Si. Eh ouais, parce que bon, ma bonne dame, faut pas exagérer non plus, y’a même plus Séphiroth dedans, et pire ! On nous a enlevé les matérias ! Non mais vous vous rendez compte ? En plus, on doit compter nos magies et on n’a plus de MP ! Et le pire est encore à venir, si si.

Comprenez bien entendu que cette introduction est à prendre au second degré, en guise de cri déchirant face à la connerie du mouton moyen, typé « Uéééé la ps3 el va Dchiré », celui-là même qui considère que Final Fantasy est la seule série de RPGs au monde qui vaut le coup d’être jouée. Sauf le huit, parce que c’est une honte, si si. Alors, FFVIII, une honte à la continuité de la série ?
Remettons les choses à leur place : chaque Final Fantasy est différent, et doit s’aborder d’une façon tout à fait neuve à chaque épisode, oubliant nos réflexes acquis sur les jeux précédents. Alors là seulement il est possible d’apprécier le dernier FF arrivé dans notre collection.


Bien, et que découvre-t-on au lancement de ce huitième opus ? Oh bah, que bigre que c’est joli. La cinématique d’introduction, bien connue désormais de beaucoup de fans, accompagnée de cette musique non moins connue, de chœurs de femme, chantés en latin, notre première image est celle d’un bord de plage, on survole ensuite la mer, assailli de questions dont les réponses semblent bien lointaines, et boum. Une fille en bleu, avec des ailes dessinées sur le dos, deux gars qui se battent. La mise en scène est dynamique, nous balance les images à la gueule en nous laissant juste assez de temps pour comprendre ce qui se passe, et est signée Tetsuya Numora. Ouch, le grand brun s’est pris une lame dans la tronche… Wooh putain des plumes partout, Waaaah une lumière blanche, Whaaah la fille qui saute dans les bras du balafré, WHHAAAAAOOOH LE LOGOOOO ! Boum paf. Squall est à l’infirmerie, ce con. Premiers pas avec ce garçon mystérieux, introverti et solitaire : WHAAAAH le stick analogique c’est magique ! Bref.


Le jeu, il est beauw. Evidemment, les décors en pseudo-3D, qui sont simplement des images fixes aident beaucoup, parce qu’ils sont aussi fins que le permet la PS, et parce que leur design est foutrement bien foutu. On se retrouve dans un monde qui mélange la technologie dans tous les coins à un univers proche parfois de la fin XIXe/début XXe siècle de notre ère (je pense notamment à Deling City). Le must du design étant ultra-futuriste, et représenté par Esthar, mais je ne vous en dis pas plus. Dans ces décors se baladent des types qui se courent après en file indienne, ce sont vos héros. Leur façon de courir est notamment assez ridicule, et vous pouvez faire ce que vous voulez aux deux coéquipiers qui vous courent après, ils prendront toujours exactement le même chemin que vous. C’est ridicule, et j’ai passé pas mal de temps à leur faire faire des tours pour qu’ils se marchent l’un sur l’autre. Je suis sûr que vous aussi, ouais, vous là, qui avez déjà joué au jeu. Faisez pas les innocents.
À part ça, ils sont assez bien modélisés quand même, pour l’époque, de façon plus « mature » si on peut dire que dans les autres FF sur PS. Enfin j’aurai toujours cette image du rictus moche de Squall qu’on aperçoit quand il est face à l’écran dans le jeu.
Concernant les graphismes, il faut encore signaler l’aspect des combats, où le menu est délibérément dégagé, et durant lesquels ont peut découvrir les nombreux monstres du jeu. Ah oui, ah ils sont plutôt réussis d’ailleurs, qu’ils se basent ou non sur des ennemis déjà créés dans les épisodes précédents, bien qu’une majorité d’entre eux soit inédite. Ceci m’amène aussi bien entendu à vous parler des invocations, formidablement réussies elles aussi dans leur aspect, mais qu’en est-il du système de jeu ? Mûahahaha.


Mûahahah disais-je, parce qu’on arrive au point qui fâche les moutons dont je vous parlais plus haut. Alors oui, out les matérias, out les MP, vive les G-Forces et surtout les associations. Disons qu’il y aura deux catégories de joueurs de FFVIII : les bourrins qui veulent taper et qui se contentent de faire du level-up pendant des heures, pour découvrir qu’en fait ça ne leur servira à rien, et pour finalement se lasser et ne jamais terminer le jeu. De l’autre côté, il y a ceux qui auront eu la patience de comprendre et de rentrer dans le système d’associations.
Le principe n’est pas compliqué pourtant : vous recevez des G-Forces (qui sont l’équivalent des invocations), créatures mystiques qu’il faudra capturer pour obtenir leur aide, vous les associez à un personnage de votre équipe. Ceci signifie qu’il pourra invoquer cette G-Force durant les combats, moyennant un temps d’attente, pour PéTéLAGuUueL aux vilains, mais ce n’est pas tout. Chaque G-Force possède des caractéristiques spécifiques, des capacités qui peuvent être utilisées par le personnage associé. On compte là-dedans les capacités d’utiliser des magies, d’invoquer une G-Force, de Voler (capacités de base). Certaines capacités pourront être utilisées plus tard, si elles sont apprises par la G-Force.
D’accord, d’accord, je vois que ça se corse (quel bon appart’), je vais tenter de simplifier autant que possible… A la fin de chaque combat, en plus de points d’expérience, vous recevez des PDC (Points De Capacité), qui permettent aux G-Force de gagner, en gros, de l’expérience pour apprendre les capacités que vous demandez. Quand une capacité est apprise, vous pouvez l’utiliser, l’associer, à votre personnage. Par exemple, mettons que la capacité HP+20% demande 40PDC. Dans le menu, vous demandez que la GF apprenne HP+20%, vous vous battez pour recevoir des PDC, et une fois la capacité apprise, vous l’associez à votre personnage, qui aura du coup 20% de points de vie en plus. Moi personnellement, ce trouve ce système excellent, mais ça serait peu s’il n’y avait que lui, alors Squaresoft (à l’époque) nous a concocté le plus savoureux…


Les magies de Final Fantasy VIII se gèrent un peu à la manière d’objets. Pour en obtenir, il faut la voler ou la fabriquer. Dans un premier temps, on va surtout la voler, soit aux ennemis, soit dans des sources de magies réparties un peu partout dans le monde. Une fois volée, la magie est utilisable en combat, il est possible d’en avoir 100 de chaque, avec 40 magies différentes par personnage. Là où ça devient vraiment intéressant, c’est que selon les capacités apprises avec nos G-Force, il est possible d’associer la magie aux caractéristiques des personnages. En l’occurrence, si l’une ou l’autre G-Force associée possède la capacité d’association Vts, par exemple, on peut associer une magie à la vitesse du personnage, pour augmenter les points de vitesse. Si on y associe la magie Booster, la vitesse sera évidemment augmentée plus fortement que si on y associait la magie Brasier. Dans le même ordre d’idée, plus on possède de magies Booster, plus la vitesse sera augmentée. Et ceci s’applique à toutes les caractéristiques du personnage, si ses G-Force ont les capacités d’associations de toutes les caractéristiques : HP (points de vie), Vgr (vigueur/force), Mgi (puissance magique), Vts, …
Alors d’aucun me diront que ce système « tue le plaisir de jeu », et ces d’aucuns, je les encule. Parce que bien au contraire, si on prend le temps de rassembler les magie, et trouver les meilleures associations, eh bien on se retrouve vite avec des gros bills en puissance, et plus besoin de se casser les couilles à faire du level-up comme un gros porc. Ce système d’association est vraiment un des plus de Final Fantasy VIII. On me demandera aussi à quoi sert de monter de niveau ? Bâh à augmenter ses carac’ de façon générale, surtout concernant les HP. On se retrouve donc avec un système d’évolution des personnages à plusieurs voies (nombre de magies/niveau des G-Force/expérience) plutôt qu’à une seule (expérience), et cela apporte une grande richesse au jeu. Parallèlement, la majorité des G-Force, il faudra se les sortir du cul pour les obtenir, notamment en pensant à les voler à certains boss, ou en faisant de (nombreuses) quêtes secondaires.


Bien, après toutes ces considérations techniques, il est temps d’aborder l’histoire du jeu, parce que bon, dans un RPG, hein, ça a un peu son importance. Vous vous retrouvez donc dans la peau de Squall, étudiant en passe de devenir un SEED, un mercenaire au service de la BGU (Balamb Garden University), université donc, dans laquelle il a passé toute son adolescence. Dans ce monde, trois universités sont présentes : la BGU, l’université de Galbadia, et l’université de Trabia. Dans ce monde, on découvrira les envies de pouvoir d’un certain Deling, dictateur de son état, manipulé par une personne bien étrange, qui se révèlera être pleine de surprises. Squall, comme je l’ai déjà dit, est un grand type timide et réservé, il possède de grandes aptitudes de combat, il est sérieux et responsable. Au cours de ses missions au service de la BGU, il sera amené à découvrir les complots menés par Galbadia, indirectement au service de cette mystérieuse personne, il rencontrera aussi les autres SEED qui l’accompagneront tout au long de cette histoire, ainsi que Linoa, charmante et joyeuse, voire naïve, qui dirige un groupe de rebelles contre la dictature de Deling.
Ceci est un synopsis non exhaustif. Sachez donc que le scénario se développe beaucoup plus par après, surtout autour de la personne mystérieuse. On sera aussi amené à fouiller dans le passé d’un personnage extérieur, qui se révèlera pourtant être important dans le futur de l’histoire, et, évidemment, parce que bon, c’est un bon RPG, du sort du monde. Malgré l’aspect ridicule que je peux lui donner, sachez que ce scénario regorge de détails et d’enchevêtrements en tous genre, et que oui, c’est un vrai plaisir que de le suivre.


Maintenant, reste la musique à aborder, et bon voilà hein, c’est toujours Nobuo Uematsu qui s’y colle. Cette fois-ci, il aura plus l’occasion de travailler des thèmes aux allures militaires, mais grandioses de toute façon. Il passera aussi dans des ambiances inquiétantes et minimalistes très réussies et bon bah voilà quoi, j’vais pas me casser le cul à ce propos, il est bon, point. Quoique évidemment j’aurais pu me passer de trucs du genre ‘Eyes on me’, mais il faut bien vendre.

Alors quoi, FFVIII ? Une honte ? PUTAIN MAIS MERDE. Non, cet épisode est riche, peut être passionnant si on décide de s’y laisser aller, il est beau, long, agréable à jouer et à suivre, que faut-il de plus, à part une adaptation PC moins pitoyable ? Rien. Jouez-y, et foutez-moi la paix.

Gnrf

© Collyre et son équipe 2005. Tous droits réservés.