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Support : Playstation 2 Développeur : Squaresoft Editeur : Squaresoft Date de sortie : 29 Mai 2002 Textes français, Voix anglaises
Qui n’était pas ce mercredi 29 mai 2002 en train de courir pour arriver le premier à acheter Final Fantasy 10, sacrifiant sans peine 50 petits euros de sa poche et n’attendant plus qu’une chose : rentrer, mettre le fauteuil face à la TV, monter le son à fond et savourer le commencement de ce qui s’annonce comme une aventure longue et magique.
 dudus, c’bô !
L’histoire vous met dans la peau de Tidus, joueur de Blitzball, BLITZBALL ? Oui blitzball. Du foot dans l’eau en quelque sorte, contents ? Reprenons, donc Dudus est une star, il signe des autographes sur des balles, la belle vie quoi. Autographes pour l’avènement d’un grand match, la Jecht Memorial Cup. JECHT MEMORIAL CUP ? Oui, c’est un tournoi en mémoire du père de Tidus, Jecht, grand joueur qui a disparu, je peux continuer ? Mais lors du match, et lorsque Dudus crâne avec sa bouboule, une énorme bête sort de la mer et détruit Zanarkand, la ville. C’est là que Dudus est sauvé par le pote de son père, Auron (qui tourne au quart de tour.) qui lui explique que cette grosse bêbête c’est Sin, qu’elle est pas gentille, et qu’il faut s’en aller sinon ils vont crever. Après quelques péripéties malchanceuses, Dudus se réveille dans quelques ruines bien sombres. Une jeune femme, Rikku, le sauve du lieu entouré par la mer et c’est là que Dudus apprend qu’il s’est retrouvé 1000 ans plus tard et que Zanarkand n’est plus qu’un tas de ruines (gardé par une madame presskapoil). Ca parait assez classique comme ça, mais on peut pas juger un scénar sur les 10 minutes qui l’introduisent. Une histoire très intelligente, sur la manipulation d’un peuple par les dirigeants d’une religion, qui s’en servent pour dominer et soumettre tout le monde dans cette « spirale funeste ».
 Les combats ponctués d’effets sont magnifiques
Donc c’est avec Tidus que vous allez découvrir des peuplades diverses, des cultures étonnantes, des décors de génie. Ca permet d’introduire un point assez important. Les graphismes. Ca sert à rien d’en parler pendant deux heures, les décors sont superbes, point, même si quelques textures grossières sont bien présentes, FFX c’est un jeu d’ensemble, vous n’allez pas regardez l’épaisseur des traits d’un tableau, non, vous regardez le tableau.
 ceci est un paysage :)
Les développeurs ont été ingénieux pour les personnages, ils les ont modélisés de deux façons ;
Une première version superbe avec plein de polygones inutiles, des détails sur les yeux, les cils, les bijoux, bref, du vrai cyanure pour cette pauvre PS2, cette modélisation est utilisée dans les cut-scènes, nombreuses. Puis il y a une version plus simple, utilisée dans les combats et les scènes d’explorations. Ce qui fait qu’on croit toujours que le personnage est super détaillé. Réussi.
Je vais aussi vous parler de ce système de combat, et surtout de ce système d’évolution des personnages. Les combats sont hyper classiques, interface simple, plus d’ATB (La barre de temps, pour les newbies méprisables qui n’auraient pas compris) mais un tableau affichant les tours. Ce qui permet une approche stratégique, en sachant quand va frapper le monstre vous pouvez vous y préparer. Mais le plus drôle c’est après le combat, quand vous gagnez un niveau. Oui dans FFX pas de level up automatiques, il y a à la place un ENORME tableau, avec plein de cases, comme un jeu de société, et un niveau permet d’avancer d’une case. Chaque case correspond à des améliorations. Par exemple si vous allez sur la case HP + 200, vous y mettez une sphère Physique et TADAMEUH vous avez 200 HP en plus. C’est très ingénieux car vous pouvez aussi le customiser par la suite, par exemple remplacer un case HP+200 par un Force+4. L’idée consiste à remplacer toutes les cases faibles par des cases de barbares. Mais c’est pas si simple que ça n’y parait. Commencez déjà par remplir le tableau et vous verrez. Car c’est sur UN SEUL tableau qu’évoluent tous les personnages !
Imaginez le monstre de combat que vous pouvez créer.
Voila j’espère que vous avez compris le principe.
 Le fameux sphérier.
Puis FFX c’est aussi une musique, un thème au piano envoûtant, des compositions entraînantes, avec plein de styles différents. Passant de la simple musique de jeu vidéo, à la pop ou à un hymne ou encore à du heavy metal. Une réussite. On retiendra surtout que ça a l’air con un Ronso qui chante.
Gros truc chiant, la belle version PAL avec de jolies bandes noires, des menus qui clignotent, des têtes de donuts, heureusement la très bonne traduction rehausse le niveau.
 Une cinématique belle à en pleurer.
Final Fantasy 10 c’est en quelque sorte Le rpg, celui qui emporte le joueur, qui le fait rêver à tout moment.
La raison est en fait l’équilibre, oui, on ne met pas un élément en avant en négligeant deux trois points. Ici le scénario empreint de poésie met en scène des décors magiques et des personnages vraiment différents et attachants, ce qui donne donc envie de les booster, et pour cela le système d’évolution de personnages comble parfaitement le joueur perfectionniste. De plus le jeu a une durée de vie bien dosée, courte pour ceux qui veulent parcourir le jeu, mais le nombre de quêtes étant particulièrement grand, il vous faudra le double voire le triple de temps pour tout finir. Ca rox ;) comme dirait un otaku de ma connaissance.
Caelumor |