-Tests
 -Oldies
 -Articles

 -Articles
 -Critiques d'albums
 -Médias

 -Bande Dessinée
 -Animes
 -Wallpapers

 -Tous les articles

 -Visiteurs: 99509
 -Aujourdhui: 30
 -Pages vues: 350934

 -Partenaires
  OuarpZone !
 -Tops-sites
  Votez pour mon site !
  Votez pour mon site au Top Sites de Finaland !
 
  Accueil • Forum • Livre d'or • Equipe • Design: Cream | Desert | Bleu | Gris  



Support : Dreamcast
Développeur : Takumi
Editeur : Capcom
Date de sortie : 18 janvier 2001
Textes en Anglais/Japonais, tout dépend d'où vous l'avez importé.

Attention épileptiques, vous entrez dans le club fermé des manic shooters. D’ailleurs on s’en doute déjà, c’est Takumi qui l’a développé, et jamais, mais alors jamais je n’irais voir le studio de ces psychopathes. Nan mais. Faut pas être bien dans sa tête pour sortir un truc pareil. En fait Gigawing 2 c’est un jeu pour mégalomanes psychédéliques. Ouais.


Les manic shooters se détachent des Shoot-them-up habituels par un côté faussement bourrin, la règle de base étant de vous afficher une centaine de sprites qui chacun leur tour lâcheront des centaines de bouboules fluos. Alors deux approches possibles, la première que tout le monde aura dès les premières parties sera de foncer et de tirer comme un barbare sur tous ces vaisseaux communistes de merde, puis finalement vous remarquerez que vous êtes subjugués de tirs ennemis et ce sera la mort. Se démarque ensuite au fur et à mesure des parties un aspect stratégique, en effet les premiers prémices du manic gamer apparaîtront lors du développement d’un sixième sens, celui de repérer votre vaisseau dans tous ce bordel intergalactique. Après cela il vous faudra un peu d’entraînement mais vous attraperez des habitudes stratégiques, tirer sur certains vaisseaux d’abord, se réfugier au bon endroit selon les salves de tirs. Pour finalement être complètement à l’aise et être pris par les réflexes pendant quelques minutes intenses.


Gigawing premier du nom a toujours été une référence du genre car il a su ajouter un aspect stratégique tout con mais génial, vos vaisseaux sont pourvus d’un bouclier absorbant les tirs ennemis et qui les renvoie ensuite dans une grosse explosion, en ajoutant bien sur deux condition : votre bouclier met 10 secondes pour se recharger (et dans un manic c’est beaucoup dix secondes.) et il se déclenche deux secondes après l’appui sur la touche bouclier. Donc vous devez l’utilisez aux bons moments, mais aussi en prévoyant la réaction de vos ennemis deux secondes à l’avance. Les développeurs ont encore poussé le vice dans ce deuxième opus : il ont ajouté un deuxième bouclier qui cible les ennemis pour renvoyer les tirs, plus intéressant pour les boss par exemple. Puis les gens de Takumi se sont dits que c’était cool et qu’ils devraient jouer avec ça pour les High score, car comme vous êtes tous sensé le savoir, le plus important dans un shmup c’est le score. Ainsi pour espérer avoir des gros chiffres vous pouvez créer des trous noirs, moments où l’écran se fige pour faire apparaître des milliers de médailles avec pleins de points dedans, comment ? Deux solutions ; soit en éliminant un certain nombre d’ennemis (grâce au bouclier bien sûr), soit en dépassant le moteur graphique du jeu. Personnellement j’adore, ils utilisent une apparente petite faiblesse du jeu pour en faire un gros plus.


Mais les High Scores sont beaucoup plus difficiles à réaliser que cela puisque le jeu comptabilise le multiple des vies restantes avec le nombre d’ennemis tués depuis votre dernière mort et le nombre de médailles récoltées. En bref soit vous êtes très bon et ne perdez aucune vie tout en jonglant subtilement avec le bouclier et vous atteignez un score à 24 chiffres (!), soit vous crevez comme une merde tous le temps sans rien comprendre et vous arrivez à un score de 6 points… Donc pleins de variable mais qui laissent un plaisir de jeu permanent laissant libre choix au joueur de mener sa partie de la façon qu’il souhaite, c’est une grande force de ce Gigawing 2. Et en plus c’est super maniable, on se permet des slaloms de fous, on prend des risques mais le joueur est toujours sous adrénaline finissant sa partie dans un état de transe. C’est puissant.


Ouais et s’il n’y avait que ça. On ne peut pas s’attaquer au test de Gigawing 2 sans énoncer les musiques, grandioses, qui reflètent encore l’aspect mé(ga)lomane du jeu ; des chœurs, des orchestres au violon bien trippants et grandiloquents, des morceaux plus discrets et inquiétants pour finir avec les grands cuivres, on en prend plein les oreilles les compositions sont excellentes et variées, trois thèmes musicaux pour les boss, ils sont généreux en plus ! D’ailleurs on joue toujours à ce jeu avec le son à fond, c’est la tradition bordel. F’in musique, musique c’est pas le terme le plus précis, j’aurais du dire « l’univers sonore » parce que ajoutez à ça des voix japonaises qui soutiennent le joueur tout au long de la partie, entre autre dans les cut-scènes, à grand coup de « REFLECT FOOOOOOOOOOOOOOORCE »… Voix qui ont été honteusement supprimées dans la version US ! Ah ouais au fait le jeu n’est pas sorti en europe. Honte. De toutes façons c’est le syndrome du mauvais goût, on se bouffe tous les EA et les licences douteuses mais on a peu droit aux RPG et aux Shmup. Allez, allez trêve de lamentations ! Tenez, je vous parlais des cut-scènes, ébawai le jeu a aussi un scénario, et pas mal en plus ! Des fous j’vous dit, chez Takumi. Le jeu vous place dans un univers de post révolution industrielle… Des machines volantes partout, des gros tas de ferraille bien stylé dans un jeu qui a su exploiter son design reconnaissable parmi mille autre.


Niveau graphismes, ils datent un peu mais restent très beaux, notamment avec des stages légendaires comme la ville, entièrement modélisée, avec sa cathédrale immeuble, ses trains, en fait comme dit plus haut c’est le design qui prime. Les ennemis et nos vaisseaux sont très bien modélisés, ainsi que les différentes attaques et effets de lumière sont franchement réussis et en jettent. Le jeu n’est pas long, 7 stages dont 3 sont uniquement des boss. C’est peu ? Non. Franchement avec plus de stages mes yeux n’auraient pas survécus, puis c’est bien équilibré, et surtout varié, très varié, dans un seul stage on peut passer dans trois environnements différents. Puis à prendre en compte l’énorme Replay Value, j’y joue depuis bientôt un an sans me lasser, pourtant je ne suis pas un accros du score, mais le plaisir procuré par ce jeu est intense. Puis il est fourni, avec une galerie à débloquer (Les artworks sont superbes), 6 personnages (dont un à débloquer) qui ont chacun leur histoire et leur rôle précis. Vous avez du temps à y perdre. Je pense avoir fait le tour… Oh pauvre fou ! J’ai oublié de préciser ; je jeu est jouable à quatre ! Alors ça rame mais c’est une expérience hallucinogène unique ! Et avec des joueurs expérimentés en votre compagnie c’est encore plus dément.


Bon, Gigawing 2 est un jeu accessible et intense, une expérience formidable, encore une fois n’est pas donnée à tout le monde la capacité se concentrer dans ces valses de boulettes. Mais le plaisir y est, les développeurs ont été généreux et ont peaufiné tous les aspects pour arriver à ce qui est aujourd’hui encore considéré comme le meilleur manic shooter de sa catégorie avec son compagnon Dodonpachi. A bon entendeur…

Caelumor

© Collyre et son équipe 2005. Tous droits réservés.