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Half-Life 2
Genre: First Person Shooter
Machine(s) : PC
Date de sortie : 16/11/04
Développeur: Valve Software
Editeur: Vivendi Universal Games
Nombre de joueurs: 1 (Mode DM non-compris)
Textes : Français
Voix: Françaises
Evaluation PEGI : 16+
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En ce joli 16 novembre 2004 (Enfin, plus à l'heure actuelle, bien entendu), nous aurions plutôt dû nous dire "Nous sommes le 30 septembre 2003". En effet, un jeu énorme venait d'arriver. "Ben, on est en novembre, y'a des gros jeux tous les jours", me direz-vous. Ce n'est pas faux, mais quand ce jeu est la suite d'un des plus grands FPS de tous les temps, la-dite date devient un évènement auprès des gamers de tout poil.
"Le 30 septembre 2003, pourquoi cette date...?" C'était la date de sortie d'origine, ballot ! Souviens-toi, en ce bel E3 2003, tu regardais des screens montrant quelque chose de beau, avec un contenu rédactionnel vantant les mérites en tous points de vue du jeu. Tu as sans doute également regardé une vidéo énooorme de + de 500 mo contenant des passages divers (Et par ailleurs très bien répartis, on retrouvera ces passages dans le jeu du début à la fin) avec une animation faciale tout d'abord hallucinante d'un homme contenant une malette, puis les différents effets, types feu, eau, fumée, gaz, et ensuite le moteur physique, plus pleins d'autres choses + ou - grosses. Ce type à la malette, c'est G-Man, Governement-Man selon les dires. Vous l'aperceviez dans un jeu, sans pouvoir le toucher. Vous allez le revoir. Vous allez revoir d'autres personnes plus ou moins sympathiques. Vous allez revoir le signe Lambda. Vous aller revoir Half-Life.
Half-Life fit, à sa sortie, l'effet d'une bombe, un raz de marée monumental. Il laissait tout le monde sur le cul, point de vue immersion, Intelligente Artificielle, graphisme, durée de vie, innovation. Assurément un grand jeu, qui engendra des pelletées de mods (Counter Strike, Day of Defeat, ...) et d'add-ons (Opposing Force, Blue Shift). Depuis ce novembre 1998, le sieur Freeman, notre héros dans le jeu donc, se faisait attendre. Les add-ons nous faisaient jouer respectivement un marine et un garde de sécurité, et le nom Gordon Freeman n'était qu'évoqué.
En ce bel E3 2003 donc, ou plutôt dans les publications de la presse suivant cet E3, nous vîment quel était le jeu du salon. C'était Half-Life 2. Blam, annoncé comme ça, tel un coup de pied de biche par derrière. Même les magazines consoles lui consacraient moultes pages, l'afflubant du sceau Xbox pour la justification (Machine sur laquelle il devrait sortir également, espérons). Date de sortie annoncée: 30 septembre 2003. Tout le monde upgradait sa machine pour l'occasion, préparait son argent, et attendait la date fatidique. Cette date fut bien sûr passée. Le jeu subi un retard. Puis 2, puis 3. Code source d'H-L 2 volé, on pouvait retrouver une version leakée sur des serveurs où circulaient des fichiers peu légaux. Retard, retard, retard, et pan. On y croyait plus, et il débarque presque comme ça, presque comme son annonce lors de l'E3 2003.
Je ne tiens plus, la petite hésitation de l'achat est bien présente mais bon, sacrifions nos économies, hop zut. Pas de tergiversations, je me lance, billets à la main, dans ce claquage de pognon brusque et soudain, sans autre réflexion que "viiite viiiite".
Une fois la boîte en main, premier constat: C'est léger. Pfiou que oui. En ouvrant la boîte, ça se confirme. Pas de manuel, juste un papier ridicule avec les instructions et les commandes de bases. Plus le DVD évidemment. Bon, dommage mais tant pis, j'ai acheté le jeu pour le jeu.
Arrivé chez moi, je lance la bête. Installation, gniagniagnia, procédure habituelle, etc... Aaaah, activation sur Steam, foutue activation qui m'a obligée de créer un compte sur Steam ^^ M'enfin, ne boudons pas notre plaisir et activons. Bigre, c'est long. C'est même très long. Au final, je m'en tire avec une heure d'activation. M'enfin, certains ont dû se taper plus, bravo Valve d'avoir tout prévu de la sorte... Enfin, c'est maintenant l'heure de pénétrer dans cet antre abyssale pour vie sociale, rentrer dans le jeu, fébrilement, la larme à l'oeil, tout tremblant. Je déplace mon curseur sur l'icône correspondante, et... Clic-clic...
Une fois le long chargement effectué, ce juste après le déverouillage des fichiers du jeu (ridicule...), nous arrivons dans un tramway, avec le G-Man nous parlant, en gros plan, dans une vision. On peut à loisir admirer l'animation faciale sans faille, et hurler son étonnement au moyen de mots vulgaires des dizaines de fois tant l'on est sur le cul. Le passage du tramway rappelle fortement Half-Life premier du nom. Quelques autres passagers sont là. Nous arrivons à destination, la porte s'ouvre, l'air extérieur s'engouffre, il nous faut descendre. Petit tour des lieux: 'Tain, c'est bô. nous marchons, en voyant plusieurs gens en combinaisons bleues, et des gardes de sécurité, visiblement hostiles. Ce n'est pas le paradis comme on veut nous le faire croire par la propagande des écrans géants du jeu. Après quelques péripéties, nous arrivons dans un bureau, où nous retrouvons notre ami Barney, gardien de Black Mesa dans H-L. Puis, il nous faut fuir. Première utilisation du moteur physique, laissant envisager le meilleur. On arrive dans la rue et, whooo, ça ressemble fortement à l'excellent roman d'anticipation "1984" de Georges Orwell dites-moi. Surprenant. L'univers, les répliques des PNJ, c'est vraiment déroutant, et follement impressionnant. L'immersion nous gagne, nous ne savons pas encore que nous allons être embarqués dans une aventure hors du commun, devenir un anti-citoyen, recherché par tout City 17, la ville dans laquelle se déroule le plus gros de l'histoire. Mais cela ne tardera pas. Après tout, ne sommes-nous pas Gordon Freeman, l'homme attirant les ennuis comme la merde attire les mouches?
Après moults précipitations, une téléportation foireuse qui a gardé le même esprit que la catastrophe de Black Mesa, l'aventure peut enfin commencer. Barney vous donne votre pied de biche, oublié sur les lieux de la dernière aventure. The game has -really- begun.
Pfiou, sortons un peu de cet univers ultra-addictif et penchons nous de manière objective sur la qualité globale du soft, après quelques temps de jeu. On a d'abord la claque du début, puis la seconde claque, et encore une, et une autre, ahaaaahahaha, des claques partout à s'en roussir les fesses ! Non vraiment, le jeu surprend agréablement en tous points de vue. Déjà, le moteur physique. Même si, à l'heure actuelle, ce n'est plus excessivement exceptionnel, il n'y a qu'a regarder Max Payne 2 ou encore Painkiller, utilisant également le Havok, pour se rendre compte que Half-Life 2 n'est pas le précurseur, et bien ses possibilités sont fort bien implémentées dans le jeu, et ce n'est pas un gadget, comme pouvait par exemple l'être le Géo-Mod dans Red Faction. Il faudra absolument s'en servir sur beaucoup de passages, et il pourra aussi nous servir d'arme redoutable, grâce au pistolet à gravité, et votre imagination. Découper, électrocuter, écraser, rôtir de l'ennemi, tout cela est aisément possible, voire même plus encore. Le tout dans une ambiance de feu, surtout certains niveaux.
Prenons Ravenholm. Ville gothique sombre et ravagée, en proie des flammes et des aliens morts-vivants. Il n'y a plus âme qui vive, excepté un prêtre aux dialogues très inspirés, et rendant l'ambiance encore plus sordide. Ce niveau faisant penser à l'univers de Painkiller vous donnera des sueurs froides et quelques moments d'anthologie. La diversification des niveaux est d'ailleurs très poussée et vraiment plaisante. Bien que parfois la coupure est très nette et il y a un contraste faramineux entre l'ancien niveau et l'actuel, on ne peut qu'être ravi d'avoir affaire a un énorme travail de level design. Merci Valve :-)
Passons aux côtés graphiques, et tout d'abord point de vue optimisation. En effet, on craignait le pire, en se demandant s'il fallait une machine de guerre, et est-ce que le jeu nécessiterait autant de ressources que Doom 3, ou bien, comme notre ami Gabe Newell l'avais dit, pourrions-nous y jouer sur une configuration modeste? Et bien, ni l'un ni l'autre. Il faut une configuration respectable pour y jouer dans de bonnes conditions, un tank pour de très bonnes conditions, mais il peut parfaitement tourner sur un 1,8 Ghz afflubé d'une Radeon 9600 Se et 256 mo de ram. Bien évidemment, n'espérez pas tout pousser, loin de là, mais ça restera très beau et très jouable.
Pour ma part, j'y joue sur un Athlon XP 2800 +, avec une Radeon 9600 XT et 512 mo de ram. En 1024 x 768, tous détails élevés, l'eau réflétant tout, et l'anti-crénelage sur 2x, ça tourne à la perfection. Mais bien sûr, si vous voulez vous la jouer 1600x1200, Anisotrope et Anti-Crénelage 8x, et tout ce qui va avec, mieux avoir, comme dit plus haut, un tank. Mais celà n'est pas nécessaire, au pire ce sera un caprice de gamer béat :-)
Graphiquement à proprement parler, comme je l'ai clamé de partout, c'est beau, voire très beau. On se surprend à s'arrêter parfois en cours de route et à contempler le fabuleux travail des développeurs. Ce n'est pas une beauté totalement artistique, comme peut l'être un World of Warcraft, mais plus une beauté technique. Si Half-Life rentre quand même dans l'art du jeu vidéo sur beaucoup de points, son style graphique reste conventionnel et touche tout de même moins l'artistique. Il n'en reste pas moins que le level-design s'échelonne sur différents degrés, et les plages calmes, le tortureux Ravenholm, le paysage des assaut pour rentrer à Nova Prospekt, tout celà résulte d'un travail proprement artistique à mon goût. On ne peut qu'admirer aussi le character design, et visualiser sur internet les artworks disponibles, tout comme le premier Half-Life, qui nous confirment le travail poussé effectué. Tout comme le design des véhicules et des ennemis imposants, tels les Strider et Hélicoptères. Touchant l'artistique fantaisiste et fantastique sans s'éloigner de la conventionnalité, Half-Life 2 laisse rêveur.
Parlons-en de ce character design, et tout particulièrement les ennemis. Si on retrouve quelques ennemis classiques (Crabes de têtes, humains possédés par ces mêmes crabes), le plupart sont nouveaux. Bon, évidemment, la milice n'est qu'un remaniement des marines, mais bon. Entre les fourmillions, les grosses bestioles vous chargeant tête baissée, les hélicoptères, les humains pris par des "super-crabes", bien plus rapides, ces mêmes crabes, et bien d'autres encore, on a pas le temps de s'ennuyer. Avec le design de ces ennemis pas grotesque pour un sou, vous surprenant encore et toujours à chaque rencontre, les characters designers on fait mouche, avec des ennemis collant parfaitement à l'univers. On atteint bien sûr pas les sommets de Doom 3, mais Half-Life 2 est sur un autre terrain.
Laissons de côté les caractéristiques techniques du soft, et concentrons-nous sur le gameplay. Comme tout FPS, on dispose des mouvements de base, tels que le tir primaire et secondaire, le déplacement, les actions par rapport à ce déplacement (Tels les sauts), ou encore l'interaction avec le décor. Parlons-en. Rarement un jeu ne s'était autant concentré sur ce point, jusqu'à en faire une utilisation presqu'abusive. Vous devrez en effet utiliser des interactions diverses des vingtaine de fois. Le bond en avant est sympathique, mais peut-être a-t-on forcé la dose? M'enfin, ce n'est qu'un détail. Et le gameplay ne se limite pas qu'à celà, il y a également, par exemple, des phases de conduites relativement sympathiques, en plus d'être très maniables, bien qu'un peu lassante sur la longueur.
Point de vue armes disponibles, il y en a une floppée. On retrouvera ce qui a fait le charme d'Half-Life, comme la barre à mine, le magnum, le fusil à pompe, le lance-roquettes à visée laser, etc... Mais en plus de celà, on retrouve de nouvelles armes originales, comme le phéropode, permettant de contrôler les fourmillions (Bestioles peu agréables à l'oeil et provoquant des sueurs froides lors des passages sur la plage). Et que dire du pistolet à gravité, servant autant d'arme que d'outil indispensable. C'est du Half-Life, avec donc des armes modernes, d'autres plus fantaisistes sans perdre en conventionnalité, et d'autres complètement déjantées. On ne peut qu'apprécier.
On aura aussi a notre disposition, à partir de niveaux relativement avancés (Vers les chapitres 10 et 11), des humains coéquipiers avec nous. Un peu comme les gardes de sécurité d'Half-Life. Ici, on peut en avoir jusqu'à 4 à la fois, et les envoyer à un point donné. Les commandes d'ordre sont donc très rudimentaires, mais pas franchement indispensables. Ils vous serviront d'éclaireurs ou de chair à canon, même si parfois leur appui armé est très appréciable.
On se retrouvera aussi dans certains niveaux à combattre avec la charmante Alyx, fille d'Eli Vance, scientifique de renom que vous devrez d'ailleurs aider au long du jeu, celui-ci étant le pôle du scénario.
Scénario très obscur d'ailleurs. On ne retrouve plus une grande histoire comme dans le premier opus. Si celle-ci l'est tout autant, elle n'est vraiment pas mise en valeur, on se demande pourquoi on fait ceci ou celà. C'est vraiment dommage que les développeurs ne se soient pas appuyés là-dessus, car cet atout était vraiment très appréciable voire franchement indispensable. Si l'immersion est là et bien ancrée, avancer sans trop savoir pourquoi dans un tel jeu est tout simplement... dommage.
Mais le scénario n'est pas le seul point noir du jeu. Hormis la durée de vie, peut-être un peu faiblarde, on y trouve parfois une grande quantité de bugs: Freezages sonores, bugs de textures, blocages purs et simples et j'en passe, on ne peut qu'attendre les patchs avec impatience et sur les nerfs. Valve n'est vraiment pas à féliciter sur ce coup, à moins que je ne sois un cas isolé. Il y a bien sûr d'autres défauts. L'IA n'atteint pas des sommets, même si elle est très satisfaisante. Cependant, la difficulté est un gros point noir, et le manque de challenge se fait vraiment ressentir par moment. Mieux vaut commencer directement au nivau de difficulté le plus élevé, afin de profiter du soft de la meilleure manière.
Il y a également nombre de chargements, parfois interminables, cassant le rythme de la partie. Et ne parlons pas du chargement du soft, digne de Morrowind sur Xbox. Vous avez le temps d'aller pisser et de préparer le café pendant que le chargement s'effectue.
Ciel, j'oubliais de vous parler de la bande-son. Cette dernière, sans être exceptionnelle, est de très bonne facture et contribuera a vous plonger dans la fabuleuse ambiance de ce merveilleux jeu. Musiques très sympathiques, bons bruitages et doublage français de très bonne qualité, je ne vois aucun point noir pour nos tympans. Un beau travail.
Après l'aventure solo, et sa fin relativement brusque et tombant comme un cheveu dans la soupe, on pourrait se tourner vers le multijoueurs, mais ô surprise, il n'y en a pas à la base. Le jeu est livré avec CS: Source, c'est à dire CS avec le moteur d'Half-Life 2. Caractéristiques techniques plus basses, mais déjà 1000x plus agréables que CS classique. Cependant, depuis quelques jours, le deathmatch est sorti et est en téléchargement sur Steam. Un bon point pour Valve de ne pas avoir attendu des plombes.
En conclusion, Half-Life 2 est, disons-le tout net, un très grand jeu. Il a beau être perfectible, il ne reste pas moins une expérience absolument formidable, impressionante techniquement et extrêmement immersive, une aventure gigantesque, pour ne pas dire myrifique (mais je m'emporte ^^). Scénario obscur, difficulté peu relevée, activation Steam énervante, mais qu'importe, que c'est bon d'être à nouveau Gordon Freeman.
Les plus
Qualité technique
Moteur physique
Bande son
Gameplay
Ambiance et immersion | |
Les moins
Faible durée de vie
Scénario en retrait
Bugs
IA
Chargements |
Bhaal |