-Tests
 -Oldies
 -Articles

 -Articles
 -Critiques d'albums
 -Médias

 -Bande Dessinée
 -Animes
 -Wallpapers

 -Tous les articles

 -Visiteurs: 99509
 -Aujourdhui: 30
 -Pages vues: 350873

 -Partenaires
  OuarpZone !
 -Tops-sites
  Votez pour mon site !
  Votez pour mon site au Top Sites de Finaland !
 
  Accueil • Forum • Livre d'or • Equipe • Design: Cream | Desert | Bleu | Gris  
Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban

Genre : Action - Aventure
Machines : PC, PlayStation2, GameCube, Xbox
Date de sortie : 04/06/2004

Développeur : EA Games
Editeur : Electronic Arts
Nombre de joueurs : 1
Version : Française
Evaluation PEGI : 3+

Depuis 3 ans, à la même époque, EA, « monsieur je m’achète les licences de tout ce qui se vend et surtout qui rapporte », nous sert une adaptation des films eux-mêmes adaptés des livres de J.K. Rowling, Harry Potter. Ma p’tite sœur ayant acheté « Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban », j’ai attendu qu’elle n’y touche plus (on se demande pourquoi) pour le lui subtiliser discrètement.

On commence par une courte intro et nous prenons les commandes avec le tutorial, dans le « Poudlard Express », qui donne immédiatement le ton. Les voix des personnages sont franchement ratées, on dirait des gamins de dix ans alors qu’ils sont quand même censés en avoir treize. Harry (que l’on contrôle) poursuit Croutard, le rat de Ron, en compagnie de celui-ci et de Hermione. Ce tutorial est l’occasion de se familiariser avec les touches (comme d’hab, la souris et les touches QSDZ, quoique les touches fléchées soient aussi utilisables) et surtout de se faire une idée sur ce qui nous attend ensuite. Exemple, je suis dans une salle, en face il y a des caisses et, dessus, un énorme bouton avec une flèche. « Mais que dois-je faire ? » dirait un aveugle, ce que nous ne sommes pas. Hop, je clique, Harry lance un sort, les caisses avancent, les trois compères montent, on passe à une autre salle, encore un énorme bouton, etc…Comme dans les premiers opus, on ne choisit pas ses sorts, c’est automatique et c’est franchement dommage. J’aurais bien imaginé un système comme dans Arx Fatalis ou Black & White, ça aurait été un peu plus amusant et valorisant pour le joueur. Voilà, ça a beau être le tutorial, tout le jeu est du même style, d’une facilité déconcertante, tellement déconcertante que les (rares) morts (s’il y en a) sont dues à la distraction ou a un bâillement intempestif.

A Poudlard, chaque personnage, c’est à dire Ron, Harry et Hermione, est confronté à un défi. Pour chacun, ce défi est l’occasion d’apprendre un sort qui sera sa spécialité tout au long de l’aventure. Par exemple, Ron doit maîtriser un sort qui, une fois lancé, attire les objets vers lui ou bien l’attire vers l’objet. Une fois de plus, ça pourrait être amusant si l’objet en question n’était pas fluorescent et toujours le même (dans la grande majorité des cas). La palme de la niaiserie et de l’injouabilité revient aux défis d’Hermione. Celle-ci peut transformer des objets en lapin ou en dragon, et en prendre le contrôle (cet objet est soit une statue de lapin, soit une statue de dragon…). Idée louable en soi, mais diriger ces animaux s’avère être un véritable calvaire, sûrement pas amusant.

Petite parenthèse technique pour vous parler d’un des points positifs du jeu : les graphismes. Ceux-ci sont pour le moins réussi, on connaît la qualités des productions EA dans ce domaine et HP 3 ne fait pas exception à la règle. Bon, ce n’est pas transcendant, mais suffisamment beau pour ne pas pousser des exclamations d’horreur à chaque pas.

Des exclamations d’horreur, on n’en poussera pas non plus quand des ennemis viendront nous chercher querelle. Korrigans, lutins ou squelettes ambulants, leur difficulté va du « très facile » à « agaçant », seuls les fameux détraqueurs requièrent un peu de rapidité.

Hormis les défis que je vous ai expliqué au dessus, nos trois amis devront aussi remplir d’autres objectifs parmi lesquels voler sur le dos de Buck, collecter le plus possible de cartes de collection ou encore remplir quelques passages de l’histoire originale (la cabane hurlante par exemple), bref, du classique. L’aire de jeu est assez grande et Poudlard plutôt bien représentée, bien qu’on remarque pas mal d’incohérences avec les livres, mais après tout ce n’est qu’un jeu.

En résumé, ce jeu est une adaptation moyenne du film, un bon « produit » si on veut, mais réservée aux joueurs (très) occasionnels âgés de 10 à 12 ans grand maximum, au dessus ça risquerait de devenir insultant (le petit lapin qui doit manger de l’herbe pour traverser une arcade, je ne risque pas de l’oublier). L’aspect « gamin » du jeu m’a beaucoup déçu même si je m’y attendais. Ne vous attendez pas à une reproduction de l’ambiance des films et encore moins des livres, bien plus passionnants et prenants que ce jeu à but principalement lucratif. Et si vous avez envie de découvrir les jeux vidéo, il en existe de bien plus intéressants qui vous en donneront une meilleure image.

Noni

© Collyre et son équipe 2005. Tous droits réservés.