-Tests
 -Oldies
 -Articles

 -Articles
 -Critiques d'albums
 -Médias

 -Bande Dessinée
 -Animes
 -Wallpapers

 -Tous les articles

 -Visiteurs: 99509
 -Aujourdhui: 30
 -Pages vues: 350957

 -Partenaires
  OuarpZone !
 -Tops-sites
  Votez pour mon site !
  Votez pour mon site au Top Sites de Finaland !
 
  Accueil • Forum • Livre d'or • Equipe • Design: Cream | Desert | Bleu | Gris  



Support : Playstation 2
Développeur : Naughty Dog
Editeur : Sony
Date de sortie : 14 décembre 2001
Textes en français, voix en francais

Devenus empereurs de la plate-forme sur PSOne avec Crash Bandicoot, les génies de Naughty Dog nous ont pondu un autre jeu dans la même veine au Noël 2001. Mais cela à quel prix ! ND a en effet lâché la licence de Crash qui a été donné à Travellers’ Tales (je tiens d’ailleurs à les remercier pour avoir massacré un jeu que j’aimais particulièrement.).


Crash, c’est fini pour ND, mais Jason Rubin (créateur du bestiau) avait bien signifié vers la fin du développement du 3 qu’il avait en tête un jeu hélas incapable d’être créé avec les techniques actuelles. Il aura donc fallu attendre une nouvelle génération de consoles, fidèle à eux-mêmes, les p’tits gars de ND sortent donc le jeu chez Sony, sur leur nouvelle console qui a vraiment besoin de secours (rappelez-vous ses débuts… Fantavision, Tekken 3…Euh Tag pardon, bof c’est la même chose). Et c’est une réussite qui a d’ailleurs donné deux suites. Voilà qui augure de bonnes choses pour le test !


Vous êtes Jak, un gars avec une coiffure de super sayen et les oreilles de Legolas, désobéissant aux conseils du Sage de votre village, vous partez, vous et votre meilleur ami, Daxter, sur l’Île de la brume. Manque de pot, un concours de circonstance fait que Daxter tombe dans une espèce de pétrole et en ressors sous la forme d’un hybride de fouine, chien de prairie et autre bestiole de ce genre, bref : une loutre. Néanmoins, il garde la capacité de parler, tant mieux, car ce sera un grand soutien moral lors de vos morts au cours du jeu (petit florilège : « Dis, j’en profite puisque t’es par terre, tu pourrais me donner ta collection d’insecte ? », « Jak ! Jak ! Quelle haleine ! », « Ah, c’est malin ! Tu peux me dire comment je vais redevenir normal maintenant ? ! »). Vous l’aurez compris, vous devrez aller par monts et par vaux pour essayer de redonner à votre pote sa forme originelle tout en supportant ses sarcasmes. Pour cela vous devrez aller à la recherche de Gol, un ami du Sage Vert, le vieux rabougri qui ne voulait pas que vous alliez sur l’île. Mais avant cela, le vieil érudit va quand même vous faire part de sa sagesse : votre monde est composé d’une énergie magique : l’Eco. Je vais vous expliquer son utilité dans le paragraphe suivant…


On peut le dire, les derniers jeux dits de plate-forme signent une refonte du genre, on pourrait presque dire que ND est le précurseur de cela. J&D présente des phases de plate-forme agrémentées de bastons et saupoudrées de mini-jeu (comme pêcher des poissons) plutôt sympathiques, en terminant par des phases de courses (déjà expérimentées avec Crash). On se dit que sur le papier ça ressemble assez à du Crash Bandicoot, au détail près que Jak a des points de vie, ce qui rapproche en fait ce jeu à une sorte de Zelda dans lequel la phase énigme et équipement serait inexistante. Enfin, on ne va pas le rabaisser à Zelda, hein ! (je déconne promis, euh, à moitié…) Je disais toute à l’heure que le monde dans lequel vous évoluerez présente une source énergétique : l’Eco. Il existe sous plusieurs formes : il y a le maléfique, baptisé sobrement Eco Noir (dans lequel Daxter a eu la bonne idée de tomber, ceci dit, si vous touchez à l’Eco noir, ça vous fait mal à vous, curieux…), l’Eco Vert, qui vous redonnera de la vie, l’Eco Rouge, qui amplifiera vos coups, l’Eco Jaune, avec lequel vous pourrez vous prendre pour Pyro des X-Men et un dernier Eco surprise… On voit donc un jeu d’action-plate-forme-aventure.


Vos petites aventures vous mèneront de votre petit village à la cité de Gol en passant par une base sous-marine, un volcan, une montagne enneigé et plein d’autres niveaux encore. Chaque niveau étant l’occasion de voir apparaître un monstre spécifique (en plus du monstre de base présent partout). On remarque que le jeu présente des graphismes vraiment superbes et détaillés, les cinématiques reprennent d’ailleurs ces graphismes. Il suffit d’atteindre le niveau de la neige pour se rendre compte qu’un fossé sépare la petite PSOne de la PS2 ! On voit vraiment une grande recherche dans les décors et l’environnement : l’herbe bouge, l’eau est magnifique, on sent le vent faisant bouger la coiffure de Jak. En tout cas l’univers de ce jeu est vraiment grand, ne vous attendez pas à le finir comme ça, il a une grande durée de vie.Tout ce petit attirail sert un monde coloré et bucolique, il ne sera pas rare que vous vous arrêtiez pour observer le décors d’une grande finesse.


La maniabilité est simple mais efficace ! Les commandes sont vraiment intuitives, vous contrôlerez Jak en 30 secondes : un bouton de poing, un pour les pieds, un pour sauter. S’ajoutent les roulades et puis la possibilité de cumuler (une roulade puis un saut par exemple). En revanche, point de combos, ici un coup suffit pour mettre à mal un adversaire, sauf un boss cela va de soit…
Je vous parlais des boss ? Et bien comme dans les jeux de notre enfance, il va falloir trouver leur point faible et une manière de les abattre. Pas facile pour un de ces Neo Gamers où tout le travail est mâché ! D’ailleurs n’espérez pas tuer un boss en claquant des doigts, c’est impossible. En y réfléchissant bien ce schéma s’applique aussi aux ennemis de bas niveaux, certains devront être tués d’une manière spécifique.
On voit également des phases de plate-forme assez corsées, où on vous infligera une obligation de précision terrible ! Sinon gare aux plongeons et autres empalements ou brûlures de la lave. Bref voilà qui devrait raviver la flamme des vieux joueurs blasés par la simplicité des nouveaux jeux !


Votre couple de personnages rassemble deux jeunes gens particulièrement opposés : le bavard et épuisant Daxter côtoie un Jak taciturne et muet tout au long du jeu (il ne dira pas un seul mot). Plutôt bizarre de prime abord, on a les mêmes craintes que dans GTA 3, on se dit qu’on va s’embêter durant la partie à voir un héros subissant les ordres plus qu’autre chose. Mais mine de rien, on s’attache à notre avatar à grandes oreilles ! Les personnages secondaires sont également plutôt bien réussis, tant sur le plan technique que dans leurs interventions. Ils seront là pour vous refiler des missions, toutes liées à leurs préoccupations personnelles plus ou moins altruistes, par exemple : sauver des taupes, alors que le monde est aux mains de « méchants vilains pas beaux », c’est plutôt contestable comme intérêt, mais la mission en elle même est vraiment sympathique à jouer. La palme du meilleur perso secondaire revient au Sage Vert, votre fier mentor : un vieux rabougri qui mine de rien à vraiment un sacré caractère, d’ailleurs seul Daxter lui tient tête… Mais bon quand on est transformé en écureuil, forcément on est plutôt énervé et ce n’est pas un vieux nabot vert à barbe blanche qui hurle tout le temps qui nous fait peur. Les persos ont de surcroît l’énorme avantage d’avoir des voix en français ! Marque de fabrique de Naughty Dog depuis Crash Bandicoot, vous pourrez même choisir d’autres langues (allemand, anglais, espagnol, japonais, …)


Pour conclure Jak And Daxter est vraiment un excellent jeu, avec une bonne réalisation, des personnages vraiment sympas, Daxter qui vaut le détour à lui tout seul tellement il peut s’avérer drôle (à condition de prendre ses remarques au second degré, car ça ne le gênera pas de vous traiter de manches à chacune de vos morts), une durée de vie plus que conséquente. Quand bien même vous l’aurez fini, ce sera un plaisir de recommencer ! De plus, il est essentiel pour comprendre Jak II. Enfin, un dernier truc en sa faveur : il fait partie de la game Platinium et se trouve donc à moins de 30 euros, voilà qui devrait satisfaire les plus réticents (NdDieu : trouvable à moins de 10 euros en occaz’). Un hit auquel il serait dommage de passer à côté, il n’est pas encore trop tard, n’hésitez surtout pas entre lui et Ratchet And Clank, qui selon moi reflète une fois de plus les productions d’Insomniac : une repompe des jeux de Naughty Dog.

Silv

© Collyre et son équipe 2005. Tous droits réservés.