-Tests
 -Oldies
 -Articles

 -Articles
 -Critiques d'albums
 -Médias

 -Bande Dessinée
 -Animes
 -Wallpapers

 -Tous les articles

 -Visiteurs: 99509
 -Aujourdhui: 30
 -Pages vues: 350897

 -Partenaires
  OuarpZone !
 -Tops-sites
  Votez pour mon site !
  Votez pour mon site au Top Sites de Finaland !
 
  Accueil • Forum • Livre d'or • Equipe • Design: Cream | Desert | Bleu | Gris  
Max Payne 2

Genre : Action
Console(s) : PC, PS2, Xbox
Date de sortie :

Développeur : Remedy Entertainment
Editeur : Rockstar
Nombre de joueurs : 1
Textes : Français
Voix : Anglais
Evaluation PEGI : 16+

Suite du blockbuster Max Payne sorti le 1er août 2001 sur nos PC chéris, Max Payne 2 pourrait prendre l'apparence d'un simple remake. En effet, le gameplay n'a pas vraiment changé d'un iota. Et pourtant, c'est bien plus que cela. Il se dégage du jeu une ambiance hallucinante, de par son scénario tortueux, et sur ceci, la boîte du jeu, de fort bon goût au demeurant, affiche une phrase résumant parfaitement la chose: A Film Noir Love Story.

On retrouve donc dans cette suite notre ami le flic torturé phychologiquement, dépressif et pas veinard pour un sou, j'ai nommé Max Payne. Il est d'ailleurs relooké pour l'occasion (Etonnant d'ailleurs, c'était le scénariste du premier qui servait de modèle, pourtant il me semble que c'est toujours le même scénariste pour cet opus. Enfin, c'est pas plus mal, à la place d'un Max Payne avec une tête faisant plus penser a un "vieil ado" déformée par un rictus permanent, on retrouve un Max Payne plus mature, plus sombre.). D'ailleurs, ce n'est pas le seul, tous les personnages ont été retravaillés physiquement, avec des résultats vraiment très bons. Le(s) character designer(s) ont fait du super bon boulot. Que ce soit avec la délicieuse Mona Sax, le déluré Vinnie Gognitti ou le tranquille Vlad (pas si tranquille que ça d'ailleurs, l'enf... ^_^), on retrouve des traits de caractères bien définis dans une excellente modélisation, et leur personnalité est bien mise en valeur par les planches typées comic (J'y reviendrais sur le scénario).

Parlons du côté graphique, tiens. Alors que le premier Max Payne était déjà très beau, celui-ci se paie le luxe d'être encore plus étonnant (par rapport à son temps, bien entendu). Tout est modélisé à la perfection, avec des visages criants de vérité, des décors fabuleux (j'y reviendrais après), et n'oublions pas les armes, excellement modélisées elles aussi. Le moteur physique du jeu est basé sur le célèbre Havok, et, s'il n'est pas aussi utile au jeu que peut l'être celui de Half-Life 2, permettant de faire mumuse à notre guise, en faisant s'envoler les meubles ou les corps ennemis, par la déflagration d'une explosion. Explosions très bien retranscrites d'ailleurs, avec fumée, flammes, et autres effets très agréables à l'oeil.

Le level design nous permettra d'apprécier à sa juste valeur tout cela. On retrouvera le classique immeuble en flammes, duquel il faudra s'échapper, et dont toutes les explosions scriptées nous donnreont une ambiance très réaliste typée course contre la mort. Un autre niveau, le repaire de Mona Sax, est véritablement étonnant. D'un côté, on se retrouve être la victime du tout ce décor de maniaque, provoquant de bonnes frousses par son côté psychédélique, et de l'autre, on se retrouve metteur en scène, et on peut utiliser les éléments du décor pour faire peur aux nettoyeurs, les ennemis donc. La marionnette devient marionnettiste, c’est un concept très intéressant.

Le scénario du jeu est tout aussi tortueux que le premier, comme je l'ai dit plus haut. Ca fonctionne à grands coups d'alliances, de trahisons, et des tas de surprises, sans oublier l'histoire d'amour mettant à mal tout celà. Je ne vais pas vous en dire trop afin de ne pas gâcher le jeu, mais ce scénario est vraiment LE point fort, et il est toujours mis en scène par des planches typées comics américains, très sombres, restituant très bien le côté malsain du titre. C'est toujours sous forme de flash-back que ça se passe, Max lutte contre son passé. Il se cherche, déprime (il a de quoi), et a faim de vengeance et de justice.

La richesse du jeu est énorme, avec, par exemple, les romans-photos télévisés, complètement idiots. Dick Justice est une parodie de Max Payne premier du nom, et personnellement dès que je vois un de ces trucs je ne peux m'empêcher de détruire la télé. On retrouve aussi Cap'tain Baseball Bat Boy, que l'on pouvait voir en BD avant. D'ailleurs, les clins d'oeil à Max Payne premier du nom sont excessivement nombreux, ne serait-ce que pour la manière dont on tue le "boss" de fin. Toute cette richesse couplée au scénario magnifique nous donne du grand art.

C'est encore servi par une bande-son magnifique, faisant honneur au jeu. La musique du générique de fin, Late Goodbye, est triste et excellente, tout comme les musiques du menu ou du jeu, tout simplement. Et n'oublions pas les voix ! Ils ont enfin viré les voix françaises plutôt médiocres et placé une V.O. digne de ce nom, avec des voix ténébreuses, grandioses, et renforçant l'ambiance a 200 à l'heure.

Parlons des armes, parce qu'après tout, Max Payne 2, ce n'est pas qu'un grand scénario, une belle prouesse technique et une très bonne bande-son, mais c'est aussi des gunfights endiablés. Les armes sont, tout comme dans le premier, nombreuses. Les munitions sont légion, et on se surprend de parfois recommencer plusieurs fois une entrée pour faire le meilleur carnage possible, avec l'aide du désormais célèbre Bullet-Time, permettant de ralentir le temps tout en laissant à Max une vitesse de visée et de tir normale. N'oublions pas le shootdodging, qui consiste en un plongeon ralenti pour déssouder les ennemis sans utiliser sa jauge de bullet time. Inutile de dire que ce mouvement sera le plus utilisé dans le jeu avec la touche de tir et qu'il vous sauvera la vie des dizaines de fois, même si le jeu n'est pas excessivement compliqué.

En effet, il serait même plutôt facile. C'est sans doute là son plus gros défaut. Les développeurs ont beaucoup compté sur le replay value de leur jeu, terminer le jeu une fois à un niveau de difficulté unique et s'adaptant au niveau du joueur débloque des niveaux de difficultés plus durs. Mais bon, on a pas nécessairement envie de recommencer de nombreuses fois le jeu en connaissant le dénouement du scénario. De plus, le niveau de difficulté de base est atrocement facile, hormis quelques passages ardus. Sans compter l'IA faiblarde, avec les ennemis qui courent tout simplement vers vous dans l'attente d'une balle dans leur boîte crânienne. Mais ça n'enlève rien à l'excellence du jeu.

Pour embeillir le tout, le jeu est optimisé à la perfection et tourne sur des antiquités sans problème, du moment qu'on baisse le niveau de détails et la résolution évidemment. Mais quand même, on voit que certains développeurs de Remedy sont d'anciens Demo Makers, je dirais que c'est presque du jamais vu. Jolie prouesse, messieurs.

En conclusion, Max Payne 2 est un très grand jeu et fait honneur à son prédécesseur. Bien sûr, il est court, il est facile, mais c'est quand même une expérience de joueur formidable et intense, un grand plaisir vidéoludique duquel il serait dommage de passer à côté, d'autant plus que le jeu coûte une misère maintenant. Sans doute la meilleure expérience du rapprochement jeu vidéo - cinéma. Si vous aimez les bons gunfights, les excellents scénarii et tout simplement l'action, n'hésitez vraiment pas, ce jeu est ce qu'on appelle une bombe. Un des meilleurs jeux de l'année 2003, assurément.

Bhaal

© Collyre et son équipe 2005. Tous droits réservés.