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Support : Gamecube et Playstation Développeur : Capcom Editeur : Capcom Date de sortie : octobre 1999 Textes en anglais
Un jeu de baston Capcom est toujours un évènement, qui n’a pas passé ses nuits sur un Street Fighter ou un Capcom vs Snk ou Marvel ? Personne, ma bonne dame. Les jeux de combat de ce développeur sont toujours d’une qualité pratiquement irréprochable, Power Stone continue-t-il la lignée des jeux incontournables ?
Sans vous faire languir plus longtemps, je vous dirais que la réponse est ambiguë…Comment cela « ambiguë » ? Et bien, suivez le test pour comprendre ce que je viens de dire…
Le jeu va vous proposer de vous glisser dans la peau d’aventuriers (pas extraordinaires au demeurant) qui sont à la recherche des Power Stone (pour les non pratiquants de la langue de Shakespeare, ce sont les pierres de pouvoir). Ces pierres confèrent donc un pouvoir, il vous en faut trois pour vous transformer en diverses versions du même personnage mais avec quelques atouts majeurs en plus : rapidité, invincibilité, force accrue. Ces transformations feront sourire les amateurs de Manga puisqu’elles sont plagiées sur des héros de bandes dessinées nippones célèbres, ainsi on aura des méchas et des similis super sayen (comme dans Dragon Ball, oui, jeune homme).
Le jeu en lui-même nous propose une baston dans un univers en 3D entre plusieurs personnages (je tiens à souligner qu’il y a très peu de personnage, une dizaine).La maniabilité est extrêmement simpliste :un bouton pour sauter, un coup de pied, un coup de poing et deux boutons pour faire un « super-coup-de-la-mort-qui-tue » quand on est transformé. Dans le décor, on peut tout utiliser :la caisse pour l’envoyer sur l’adversaire, la table, le tabouret, prendre de l’élan avec un poteau…Bref, on est dans un univers 3D se pliant totalement à notre volonté (on peut même casser des murs, ouuaaaais ! !). Hormis le fait que l’on peut interagir sur notre environnement, des armes apparaissent au cours du combat, une fois prise vous êtes autorisés à coller un certain nombre de coups à l’adversaire. Vous aurez le droit à différents types d’armes, allant de l’épée tout ce qu’il y a de plus bête au lance-flamme (en passant par les cocktails Molotov et les bazookas). Bref, le combat ne manque pas de piquant !
Les graphismes du jeu ne font que peu honneur à la DreamCast…Je dirais même que c’est une vraie honte quand on voit les chefs-d’œuvre de la console…Les personnages sont bâclés, on dirait une imitation du Cell-Shading de Jet Set Radio…Les décors ne sont pas aussi mal fait que les personnages, cela dit, comme ce n’est pas énorme (c’est même assez restreint comme aire de combat), il fallait au moins ça pour rattraper les désastreux personnages (qui sont moches à la bases, donc on peut pas en vouloir à Capcom)…
Et les sons ? Et ben, au risque de me répéter à propos des musiques des jeux que je teste, elles sont nulles. Je ne peux pas mieux dire…Elles sont bruyantes et il vaut mieux mettre un bon CD que d’écouter ces bruits continuels…Sinon les bruitages sont d’assez bonnes factures, malgré des voix lassantes et ces satanées habitudes de mettre à des brutes des voix de fille, prenez Wang, même s’ils veulent imiter Bruce Lee, je suis désolé, mais on le transforme pas en super sayen si c’est pour lui faire une voix de castré (remarque quand on voit San Goku en version japonais…)…
Bon mais j’ai parlé d’un résultat ambigu…Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que Power Stone est un jeu qui doit être joué à plusieurs, j’irais même plus loin en disant qu’il a été crée exprès pour le jeu à plusieurs…Joueur solitaire, passez votre chemin ;si vous avez quatre manettes, des pizzas et des boissons, vous ne décollerez pas de la nuit du jeu…
Pour conclure ce jeu est fait pour être joué en groupe, ses défauts sont palliés par le fun que l’on a en jouant avec des potes…Mais ne l’achetez surtout pas si vous jouez seul. Néanmoins si vous voulez un jeu de baston aussi fun seul qu’à plusieurs, tournez-vous vers Guilty Gear X ou un Marvel vs Capcom.
Silv |