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The Chronicles of Riddick : Escape from Butcher Bay

Genre: First Person Shooter
Machine(s): Xbox, PC (Version Developper’s Cut pour cette dernière)
Date de sortie: 04/02/05

Développeur : Starbreeze Studio
Editeur : Vivendi Universal Games
Nombre de joueurs : 1
Textes : Français
Voix : Anglais
Evaluation PEGI : 16+

Testé avec la version Xbox du jeu.

Ciel ! Un jeu à grosse licence. Ciel ! Licence tirée d’un film avec Vin Gasoil, acteur que je n’aime point. Mais bon, cessons les à priori et essayons-nous à, cassons le suspens d’entrée, ce qui est peut-être, voire sans doute, la plus grosse surprise de cette fin d’année 2004.

Vous incarnez donc, ô surprise, Vin Diesel, qui est ici Richard B. Riddick, un sale facho communiste. Non, je plaisante, en fait, c’est juste l’homme le plus recherché de l’univers. Et qui dit homme le plus recherché, dit aller simple dans la pire prison de l’univers, j’ai nommé Butcher Bay. Une espèce de trou à rat puant l’urine, où les portes de votre cellule vous paraîtront d’emblée plus sympathique que les gardes et où la bouffe est si dégueu qu’un affamé dans le désert de Gobi n’en voudrait pas. Après un court niveau d’introduction, sous forme de rêve fait par Riddick lors de son transfert à Butcher Bay, les choses sérieuses commencent. Armé de votre flegme, de votre insolence et de votre médiocrité au cinéma (Mais je suis vil, mesquin et stupide.), sans compter vos poings, il va falloir s’échapper de cet enfer. Et, si vous êtes plutôt solitaire, vos compagnons d’incarcération vous seront extrêmement utiles.

Si Riddick tient, en apparence, d’un FPS classique, il en est en fait tout autre. Excessivement riche par son petit côté « RPG », avec quêtes et sous quêtes, le tout pour le compte des autres détenus, il est aussi excessivement agréable pour son ambiance glauque à souhait. Et n’oublions pas les combats, d’un dynamisme rare, autant sans arme qu’à l’arme blanche et à feu (Armes relativement nombreuses d’ailleurs : Couteaux, gourdins, pistolets, mitrailleuses, fusil à pompe, minigun… la panoplie du parfait bourrin, en somme). Il y a également les coups spéciaux que vous pourrez réaliser en contrant vos ennemis par exemple. Une attaque à l’arme à feu. Dirigez l’arme de votre adversaire vers sa boîte crânienne et contraignez-le à appuyer sur la détente. Une attaque au couteau ? Esquivez et plantez-lui sa lame dans le cœur ou la carotide. En plus de cela, Riddick possède aussi des phases infiltration, qui vous permettront de réaliser vos désirs les plus sournois. Bris de vertèbres cervicales, par exemple.

Parlons-en, de cette furtivité. Elle occupe une place prépondérante dans le jeu, avec, par exemple, la possibilité de passer donc en mode furtif, se fondre dans l’ombre, écouter les battements de cœur de votre adversaire, avancer silencieusement… Inutile de dire que ce mode est plus qu’indispensable. Vous aurez aussi tout le loisir de vous déplacer sur des parois, sur des rails surélevés, et, pourquoi pas, vous la jouer Sam Fisher.

Passons maintenant au côté technique du soft. C’est bien simple, pour résumer un coup : C’est beau ! Les graphismes sont d’une beauté rare, jamais vue sur console de salon. Et le tout sans chute de frame-rate ! Effets de lumières sublimes, modélisation exemplaire (Admirez la modélisation des persos, et surtout celle du sieur Vin), avec des couleurs volontairement ternes, aux teints ocres et gris, mettant en relief l’horreur de la prison, la crasse et le sang dégoulinant des murs. Artistiquement, cette dernière est splendide. Un splendide level-design la met en valeur. C’est sordide et ignoble, ou plus simplement glauque. Prison qui s’élève en hauteur, avec des cellulles ressemblant plus à des conteneurs. Il y a des morts chaque jour, et les autres détenus ont tous leur personnalité et caractère. Pour le jeu à proprement parler, les niveaux font la part belle à la variation de gameplay. Bourrinage, furtivité, ne vous inquiétez pas, vous en mangerez, et à satiété. Il est quand même à regretter certaines phases peut-être un peu trop bourrines et dispensables face à des bestioles.

La bande son appuie de plus belle l’univers. Voix rauques ou apeurées, bruitages démentiels (Ah, le craquage du point dans la gueule dans un autre…), et pour Riddick, c’est évidemment la voix de Vin qui entre en jeu. Ce dernier garde une excellente V.O. et ne s’est pas aventuré dans un hypothétique doublage foireux. Merci à vous, gens de Starbreeze Studio (Voire Tigon, mais je sais pas si la Vin’s Box a fait grand-chose).

Le scénario est assez simpliste. Vous êtes Richard B. Riddick, l’homme le plus recherché de l’univers, vous êtes envoyé à Butcher Bay, la pire prison qui soit, et vous devez vous évader, point. Mais attention, le tout est servi par un background solide, que vous découvrirez en regardant Pitch Black, Dark Fury et Chronicles of Riddick (Respectivement film, anime et film). Mais pour ça, je vous laisse la surprise (Comprenez : je n’en sais pas plus que vous, hormis pour le dernier que j’ai vu il y a peu et duquel j’ai été agréablement surpris. Il est loin de casser des briques mais je m’attendais à pire).

Parlons de la durée de vie. En un mot : Riddick-ule (Ahah). Le plus gros (et seul) point noir du jeu. Il se termine en 6 ou 7 heures. Mais ce sont des heures de pur bonheur, qui marquent à vie un joueur. Malheureusement, il n’y a rien qui justifie d’y revenir, hormis le plaisir (Le plus important, en gros ^^). Les bonus s’obtiennent sous forme de paquets de cigarettes dans le jeu, et il est aisé de tous les posséder, en fouinant un peu partout. Dommage.

En conclusion, The Chronicles of Riddick : Escape from Butcher Bay est un très, très grand jeu. Non seulement c’est une bombe vidéoludique sur tous les terrains qu’il aborde, mais en plus, sa richesse, son univers, ses graphismes, son excellente animation et sa maniabilité irréprochable en font plus que ça. Une expérience à vivre. Une des plus grosses réussites d’adaptation vidéoludique de licence, sans aucun doute. Lancez-vous mes amis, il a déjà baissé de prix à pas mal d’endroits. Si à 60 euros, on ne peut qu’être réticent pour les courtes heures qu’il propose, à 30 cependant, on ne peut qu’être enthousiaste pour les heures intenses qu’il procure.

Les plus
Techniquement irréprochable
Bonne bande-son
Gameplay riche
Superbe ambiance
Bon background
Les moins
Durée de vie ridicule


Bhaal

© Collyre et son équipe 2005. Tous droits réservés.