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Support : Gameboy Advance Développeur : Namco Editeur : Namco Date de sortie : 31 mars 2006 Textes en Français
Sorti tout d’abord sur SNES comme l’un des derniers RPG phares de la console, Tales Of Phantasia se voit transposé sur Playstation puis sur Gameboy Advance. L’Europe a l’honneur d’accueillir ce RPG mythique dix ans après sa sortie originelle et deux ans après sa sortie GBA au Japon, mais, mais au fait on s’en fout des chiffres, on l’a, il est là, chez nous, dans les magasins ! Joie ! Mais plusieurs questions se posent ; ce jeu, aussi culte soit-il, a-t-il vieilli ? Son portage est-il réussi ? Questions auxquelles je vais répondre en développant les divers points du jeu dans ce test qui s’annonce, euh. Qui s’annonce être un test quoi.
Des combats beaux et réussis.
L’univers du RPG, et surtout le japonais, a bien évolué, cherchant de plus en plus à s’imprégner d’une ambiance, en exploitant le jeu comme une œuvre à part entière, pourtant il y a dix ans le but d’un RPG était plutôt d’offrir un rêve, un monde onirique à portée de pad sans cassage de tête, et pour cela Tales Of Phantasia franchissait un cap marqué par l’apparition de combats actifs à la sauce « Street Fighter » oserons-nous dire. Cap qui est d’ailleurs devenu l’effigie de la série.
C'est... Magnifique.
Scénaristiquement le jeu fait dans le simple sans pour autant tomber dans le niais, l’histoire conte les périples d’un jeune épéiste, Cless, qui, par vengeance, décide d’affronter le dieu de la guerre et du chaos ; Dhaos, revenu après avoir été enfermé.
Etonnement on s’intéresse vite à cette histoire qui se révèle accrocheuse grâce à de nombreux points ; tout d’abord chaque personnage, aussi stéréotypé soit il, a son passé et son but.
Il suffit que vous soyez attaché au héros, quelque peu naïf mais dont le sens de la justice est aiguisé, pour trouver un intérêt certain à chacune des quêtes et rebondissements proposés. Ce « plongeon » dans l’univers Tales Of Phantasia retourne ce scénar simpliste au niveau d’histoire onirique et fabuleuse, ou l’on se sent esclave et héros à la fois. C’est dans tout les Tales Of que l’on retrouve ce sentiment d’excitation et d’impuissance, le héros, dirigé par vous-même, se retourne contre un empire extrêmement puissant mais pourtant il arrive à déjouer ses pièges un par un et finit par l’anéantir. Ce fil qui nous relie au jeu est donc puissant et permet de vivre complètement le jeu.
Des villages pleins de verdures. Gambadons. Youpi.
Graphiquement le soft n’a pas pris une ride, les sprites des personnages ont été améliorés et la GBA permet un rendu exceptionnel, les villes et donjons, très variés et détaillés, grouillent de détails comme des oiseaux, des lézards, des rats, mais aussi des tas d’ombres et de petits effets agréables. Le bas blesse aux niveaux des couleurs un peu ternes, fait inexistant sur SNES. Mais la palette reste très variée, offrant des décors surprenants.
Le tout est fort bien animé, Surtout lors des combats, ou les attaques spéciales s’enchaînent en un flot d’éclairs, de triples coups sautés et de roulades diverses. Les combats, parlons en ! Tout en scrolling horizontal en 2D, ils présentent vos personnages et les monstres de profil. A votre disposition : des coups simples, des attaques spéciales et un menu. Les coups spéciaux sont attribuables à 4 combinaisons de touches, vous les débloquez selon un système intelligent, en effet pour débloquez, par exemple, le coup « Danse du Héron Démon » il vous faut maîtriser et avoir utilisé de nombreuses fois les coups spéciaux « Danse du Héron » et « Crocs Démoniaques ». Très ingénieux car il vous oblige d’utiliser vos coups spéciaux dans tout cas de figure. Le menu vous propose quand à lui d’utiliser un objet, de changer la disposition des personnages, d’utiliser les coups spéciaux de vos personnages et de changer la stratégie des personnages. Cette dernière commande, très importante, établit vraiment un aspect plus stratégique lors des combats et s’avère indispensable, surtout pour les boss, où chaque action est importante. Au fait y’a des digits lors des combats. Ca sert à rien mais c’est rigolo.
Les combats seraient-ils parfaits ? Malheureusement non, certains points noirs viennent ternir ce tableau idyllique. Tout d’abord un aspect de lenteur apparaît au début de l’aventure, aspect qui disparaîtra après quelques heures, le temps de peaufiner ses stats et les techniques. Puis vient un deuxième défaut ; celui des magies, celles-ci stoppent le temps lors des combats, donc elles vous interrompent en plein combo, et stoppent l’action. Mais rien d’insurmontable, juste un poil frustrant.
La carte du monde.
Si le système combat est globalement satisfaisant, la progression dans le jeu rend les rencontres quelques fois étonnantes par leur difficulté, et il arrive souvent que l’on entre dans un donjon en voyant les monstres devenir forts puissants pour votre niveau, une seule solution : le level-up. Cela aurait pu paraître énervant, voire lassant sur console de salon, mais sur une portable ce n’est pas le cas et on se prend à jouer juste pour monter d’un niveau.
La progression, s’étendant sur environ cinquante heures, est à long terme passionnante et ponctuée de quêtes annexes. Quêtes qui n’apparaissent pas uniquement à la fin du jeu, mais qui sont disséminées tout au long de l’aventure, un choix qui brise fortement la linéarité.
Musicalement, les compositions de Motoi Sakuraba sont réussies quoique un peu simpliste par rapport à son niveau actuel. Une OST variée qui passe bien sur GBA.
Ne vous fiez pas à leur air niais, ces monstres sont extrèmement puissants. Hum.
Au final Tales Of Phantasia n’est pas exempt de défauts, loin de là, mais il propose tout ce que l’on demande pour un RPG sur portable. Car TOP brille surtout par sa non-linéarité, comprenez par là qu’il se savoure tout au long par des quêtes savamment disséminées, des rebondissements et une grande bouchée d’onirisme. Un peu de rêve en poche ça ne se refuse pas. Vous prendrez bien un Whisky avec ça ?
Non, juste un doigt.
Vous ne voulez pas un whisky d’abord ?
Caelumor |